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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 06:37

 

Comment les plans d’austérité dégradent la santé des Européens

Par Rachel Knaebel (4 avril 2013)

Hausse généralisée des suicides et des troubles psychologiques, retour de maladies bannies comme la malaria, menace sur la santé des enfants des familles populaires… Tel est l’alarmant constat sur la santé des Européens que dresse une étude choc publiée par la revue médicale britannique The Lancet. En cause : l’orthodoxie économique et les plans d’austérité prônés dans toute l’Europe. L’étude dénonce également le silence des ministres de la Santé.

à l'hôpital nous soignons, les réductions budgétaires tuent

En avril 2012, un retraité grec de 77 ans se suicidait en plein jour sur la place Syntagma d’Athènes, devant le Parlement. Le pharmacien à la retraite avait laissé une note : sa pension était devenue misérable et il ne voulait pas être réduit à fouiller les poubelles pour se nourrir. Son acte est devenu le symbole de l’explosion des suicides dans le pays. Leur nombre a augmenté de 40% en un an ! Plans d’austérité, baisse de revenus et chômage mèneraient-ils au suicide ?

« Une hausse du chômage de plus de 3% dans un temps relativement court est associée à une augmentation d’environ 5% du taux des suicide et des blessures auto-infligées », estime, froidement, le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publié début mars et consacré à l’Europe [1] En Grèce, le chômage a augmenté de 10% en seulement deux ans, pour atteindre 26,4% fin 2012...

Il n’y a pas que les suicides. Dans son rapport « Crise financière, austérité et santé en Europe », publié le 27 mars, la revue médicale britannique The Lancet [2], dresse un constat alarmant : la santé des européens se dégrade, en particulier dans les pays frappés de plein fouet par les politiques d’austérité. Et confirme la hausse générale des suicides dans l’ensemble de l’Union européenne, dont la courbe s’envole depuis 2007, après une période de sept années de baisse constante.

En Grèce : suicides, sida, malaria et dengue

Selon les analyses du Lancet, les nouvelles infections au VIH chez les usagers de drogues par injection ont aussi explosé en Grèce ces deux dernières années. Avant l’austérité, sur la période 2007-2010, le pays comptait 10 à 15 nouvelles infections annuelles dans cette catégorie de population. Le chiffre est passé à 256 nouvelles infections en 2011 et à 314 pour les huit premiers mois de 2012 [3] ! Soit vingt fois plus !

En cause : le recul de la prévention, avec, par exemple, l’arrêt des programmes d’échange de seringues depuis 2008. Le directeur de l’étude menée par The Lancet, Martin Mac Kee [4], signale même « la réapparition de la malaria et l’émergence de la dengue en Grèce ».

En Espagne : la santé des enfants menacée

Car les plans d’austérité mis en œuvre sous l’impulsion de la Commission européenne en Grèce, au Portugal, en Espagne et en Irlande ont touché de plein fouet les systèmes de santé. Le forfait à la charge des patients grecs a par exemple augmenté de 3 à 5 euros par consultation. Et le pays a supprimé 2 000 lits dans les hôpitaux publics. « En Grèce, la troïka (Commission européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne, ndlr) a demandé à ce que les dépenses de santé ne représentent pas plus de 6% du PIB, notent les auteurs de l’étude, créant ainsi un précédent dans l’UE de prise du contrôle sur le système de santé national d’un État membre. »

En Espagne, le gouvernement a adopté en 2012 un plan de réduction des dépenses de santé de 7 milliards d’euros sur deux ans. Le pays a ainsi exclu les sans papiers du système de soins, sauf pour les urgences. Et il a fermé ou privatisé des dizaines d’hôpitaux et de centres de santé. Les enfants ne sont pas épargnés : la proportion d’enfants vivant dans des familles sans emploi a été multipliée par trois en Catalogne [5], avec des conséquences certaines sur leur santé.

Portugal et Irlande : baisse de la couverture santé

Au Portugal, l’accord conclu en 2011 entre Lisbonne et la troïka prévoit une coupe de 670 millions d’euros dans la santé. Le reste à charge des patients a doublé – de 2,25 à 5 euros – pour une consultation en ville et jusqu’à 20 euros pour une visite aux urgences. Seuls les patients à bas revenus, les malades chroniques – si la visite est en lien avec leur maladie – et les personnes handicapées en sont exemptés. En Irlande, la couverture santé a été réduite pour les plus de 70 ans et même les bas revenus doivent maintenant payer un ticket modérateur.

D’autres pays ont réduit leurs dépenses de santé à l’occasion de la crise. En plus de la Grèce et du Portugal, la Lettonie, la Slovénie et le Danemark ont accéléré la restructuration de leur secteur hospitalier. Et les professionnels de santé ont vu leurs salaires réduits en Grèce, au Portugal, en Irlande, mais aussi à Chypre, en Lituanie et en Roumanie.

L’Islande en meilleure forme

« De telles répercussions de la crise sur la santé ne sont toutefois pas inévitables », note la revue britannique, qui prend l’Islande en contre-exemple. Le premier pays touché par la crise financière « a rejeté l’orthodoxie économique qui se faisait l’avocate de l’austérité, a refusé d’être comptable de l’irresponsabilité de quelques banquiers et a investi dans son peuple », et a pu maintenir à niveau ses politiques de santé.

Ailleurs, là où les services publics sont sacrifiés sur l’autel des économies budgétaires, la véritable ampleur des conséquences sur la santé des citoyens ne seront visibles que dans plusieurs années. Alors que les données financières sont mises à jour à la semaine près, il faut environ deux ans pour obtenir les données sanitaires des populations, notamment le suivi du taux de mortalité. Du coup, « l’analyse des effets immédiats de la crise sur la santé » est « impossible », soulignent les auteurs de l’étude.

« Des ministres de la Santé bien silencieux »

A leurs yeux, « les voix des responsables de la santé publique sont restées inaudibles dans le débat sur la réponse à apporter à la crise. Nombre de ministres de la Santé sont demeurés silencieux. Le directeur général chargé de la santé et de la protection du consommateur à la Commission européenne a l’obligation légale d’examiner les conséquences des politiques européennes sur la santé. Il ne l’a pas fait pour la politique d’austérité de la troïka. Au lieu de cela, il s’est limité à conseiller les différents ministères de la Santé des pays membres sur comment ils pouvaient couper dans leurs budgets ». Pendant ce temps, les gouvernements ont les yeux rivés sur le moindre point de croissance.

« Une petite lueur d’espoir vient des organisations de la société civile européenne, dont les professionnels de santé, qui se sont prononcées sur les effets néfastes des coupes budgétaires en matière de santé et de dépenses sociales. La question est : quelqu’un les écoute-t-il ? », conclut l’étude. Le président du groupe des socialistes et sociaux-démocrates au Parlement européen, l’Autrichien Hannes Swoboda, a vite réagi à l’étude britannique. « Tous les rapports de la Commission devraient porter le label “L’austérité tue” », a-t-il déclaré le 27 mars. Sera-t-il entendu ?

Rachel Knaebel

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 10:28

 dessin   

 

SALAIRES - EMPLOISNS CONDITIONS DE TRAVAIL

CONVENTIONS COLLECTIVES - STATUTS – PENSIONS RETRAITES

 

Pour une Europe sociale contre l’austérité,

Oui à l’Europe des travailleurs, non à l’Europe du capital.

Stop au chantage que nous font les spéculateurs à travers toute l’Europe en utilisant des textes que les peuples rejettent.

Les réorganisations de l’offre des soins et des prises en charges n’ont cessé d’affaiblir le Service Public de la Santé et d’Action-Sociale. Une logique comptable dont…les salariés, Public comme Privé, et les usagers sont les premières victimes.

 

     - Les restructurations se  poursuivent : l’intérêt de la population n’est plus la priorité.

 - Comment répondre aux attentes avec un ONDAM (Objectif National des Dépenses

d’Assurance Maladie) qui vient d’être fixé à 2,6% et

 prévoit 15 000 à 20 000 suppressions d’emplois

 

La réorganisation en territoire dictée par la loi HPST accélère le  processus de dégradation et transforme la santé en marchandise.

 

-Dans le Médico-social et social, l’asphyxie budgétaire est la même, les tutelles ont du mal à financer les demandes de prise en charge dont ils ont la responsabilité.

 

 

-Les moyens alloués pour la Protection de l’Enfance, le handicap et les personnes âgées ne sont pas à la hauteur des besoins. La charge des familles devient insupportable.

-Elle a conduit les employeurs de la CC51 à dénoncer la convention pour rechercher des marges de manœuvres… …au détriment des acquis des salariés…

Le 15 octobre les salariés étaient en grève et ont obtenu la reprise des négociations …

Mais la lutte continue.

 

 

 

 

Nous demandons :

·         L’abrogation de la loi HPST

·         Un moratoire sur toutes les restructurations

·         L’amélioration de la CC51 et de toutes les conventions avec des financements suffisants

·         L’ONDAM à 3,2%

·         La mise en place d’un organisme public des financements des établissements

·         L’exonération de la taxe sur les salaires dans la Fonction Publique Hospitalière

·         Abrogation des Ordres pour les salariés

  • L’augmentation du point d’indice
  • L’abrogation du jour de carence
  • La titularisation des précaires,
  • Le développement de l’emploi public

Le 14 novembre,

Mobilisons-nous dans toute la France comme partout en Europe 

Manifestation à

LYON à 11h de Jean Macé à Bellecour

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 12:29

9oct1

 

09-oct2.jpg

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 10:04

 

logo cgtLe 29 février,

avec les salariés de toute l’Europe, agissons !

 

La CGT, ses organisations professionnelles et territoriales appellent tous les salariés à se mobiliser dans l’unité syndicale la plus large, à décider de la grève sur les lieux de travail et à participer aux

manifestations interprofessionnelles qui sont organisées sur tout le territoire dans le cadre de la journée

européenne de mobilisation à l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats (CES) le 29 février 2012. Cette journée fait également l’objet d’un appel unitaire à la  mobilisation CGT CFDT FSU UNSA Solidaires.

 

Face à une situation économique et sociale qui se dégrade et avec le durcissement de l’austérité comme seule réponse de la part des dirigeants européens, la CES, qui s’oppose au nouveau projet de traité européen, appelle à cette journée d’action, à la veille du Conseil européen. Les syndicats se mobiliseront partout en Europe pour que le travail et la justice sociale soient au centre des priorités politiques.

Dans ce cadre, les fédérations CGT, FAPT, Santé action sociale,

Services publics et UGFF appellent les salariés fonctionnaires et

contractuels à se mobiliser à partir de leurs revendications et des dix exigences de la CGT pour sortir de la crise.

Les plans de rigueur successifs décidés par le gouvernement ne

sont ni justes, ni efficaces. Pour l’essentiel, cette rigueur sociale

impose à l’ensemble des salariés, et donc aux agents de la Fonction publique, de payer une crise dont ils ne sont pas responsables.

Quelle réforme, ces dernières années, a été positive au sens social du terme ?

Conformément à cette approche comptable, libérale, dont l’objectif principal consiste à réduire les dépenses, le gouvernement a mis en place la RGPP, la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoire et la Réforme des collectivités territoriales qui participent à la dégradation de la qualité des services, la suppression de milliers de postes dans l’Education nationale entraînant le fermeture de centaines de classes, les suppressions de milliers d’emplois à la Poste et la fermeture de centaines de bureaux….. .

La CGT condamne et combat ces réformes successives qui

entraînent une dégradation des services rendus aux usagers et des conditions de travail des agents publics :

Le non remplacement d’un départ sur deux à la retraite et la

suppression de plus de 200 000 emplois.

Le gel du point d’indice depuis 2 ans et la perte sans précédent de pouvoir d’achat.

L’écrasement de la grille indiciaire et des carrières et la non

reconnaissance des qualifications.

La dégradation des conditions de travail.

La hausse des cotisations retraite.

La taxe sur les complémentaires.

L’instauration d’un jour de carence pour les fonctionnaires,

mesure totalement injuste et qui, de surcroît, ne réduira pas le déficit de la Sécurité sociale.

Le développement de la précarité avec le recours à des contrats atypiques.

A l’inverse parmi les 10 exigences de la CGT pour sortir de la crise figurent :

- l’exigence d’une politique vigoureuse de réappropriation

publique et de développement des services publics pour

l’égalité de traitement d’accès aux droits fondamentaux,

- le droit à l’éducation et à la formation, à l’action sociale et à la santé, à un emploi décent, à la justice et à la sécurité, au logement, aux transports, à l’énergie et à l’eau, à la culture, à l’information et à la communication.

Cela passe notamment par des créations massives d’emplois stables, l’augmentation des salaires, la reconnaissance du travail, la résorption des formes d’emplois précaires et non statutaires.

Cela passe également par le renforcement des dispositions

communes à l’ensemble des agents fonctionnaires, et la

réponse à leurs revendications :

Salaire minimum mensuel à 1700 euros bruts.

Pour 2012, augmentation de la valeur du point au moins égale à l’inflation.

Rattrapage des pertes intervenues au cours des années

antérieures.

Refonte de la grille indiciaire avec une meilleure reconnaissance des qualifications.

Amplitude de carrière minimale de 1 à 2, garantie à tous, pour

une carrière complète.

Intégration des primes ayant un caractère de complément salarial dans le traitement brut.

Ré-indexation des pensions sur les salaires.

Arrêt immédiat des suppressions d’emplois.

Des créations partout où c’est nécessaire.

Résorption de la précarité.

Il n’y a pas de fatalité. Pour la CGT, la relance économique ne sera possible que par l’augmentation des salaires et des emplois stables dans le privé et le public. La CGT prend ses responsabilités, comme le font partout en Europe les syndicats qui organisent la mobilisation des salariés pour construire une Europe sociale et solidaire, à l’opposé des compromis des chefs d’État à Bruxelles qui favorisent les replis nationalistes, la division et l’exclusion.

Le 29 février,

par la grève et dans les manifestations, agissons !

Montreuil, le 15 février 2012

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 10:03

dessinRésistons tous ensemble pour imposer nos revendications contre les plans d’austérité en France et en Europe.

 

Ce qui se passe en Grèce doit interpeller chacun, chacune d’entre nous ; quand on touche un travailleur en France, en Europe ou dans le monde on nous touche nous aussi.

 

La CGT appelle à la mobilisation le 29 février mais soyons prêts dès à présent à descendre dans la rue si les pouvoirs publics et la police continuent la répression contre le peuple grec.

 

Peu avant minuit, dimanche 12 février, le parlement grec a approuvé, avec une majorité confortable, de nouvelles mesures contre les salariés sous la pression des banques et de l’union européenne… Les spéculateurs, les banquiers et les capitalistes veulent imposer leur loi…Seuls les communistes et la gauche radicale ont voté contre.

Malgré tout, pour info, sur les 236 députés que totalisent les socialistes et la droite (coalition actuelle) 199 ont voté le projet. C’est la première fois qu’il y a autant de défections au parti socialiste.

 

En Grèce comme de partout, un seul mot : Résistance ! Refusons la plongée vers la misère que l’on veut nous imposer à tous pour le profit de quelques uns. C’est la question de la vie de millions d’êtres humains qui est en jeu. Nous devons être prêts pour les luttes et imposer un autre partage des richesses.

 

La Grèce c’était plus de 100.000 manifestants dimanche devant le parlement pour un pays de 11 millions d’habitants. Et la grève continue !

 

Nous sommes peut-être à l’aube d’une révolution…il y a eu le printemps arabe contre les dictateurs, il peut y avoir le printemps européen contre la dictature de la finance.

 

Sur Lyon dans le cadre de la journée d’action européenne

Journée de grève, de mobilisation et de manifestation le 29 février

Manifestation à 11h de la place des Terreaux à la place de l’Europe

 

Mais soyons prêts à réagir et à agir bien avant en fonction des événements.

 

Non à la dictature de la finance ! Les peuples doivent s’unir pour résister, lutter et imposer leurs revendications.

 

Bron, le 13 février 2012

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 10:01

logo cgt 

Pour un changement de la politique économique européenne,

pour l’Emploi, les Services publics, les Droits sociaux et la Démocratie,

les syndicats de la Fédération Syndicale Européenne des Services Publics agissent !

 

L’Union européenne et les pays de la zone euro traversent la pire crise depuis 1945. Celle-ci a été provoquée par le système capitaliste et la course aux profits. Elle affecte les salariés et salariées, les familles. Loin d’améliorer la situation, les politiques d’austérité mises en oeuvre partout en Europe ne font que nourrir la crise et en aggraver les conséquences sociales.


La Fédération européenne des syndicats des services publics (FSESP) dénonce

l’ingérence de la Troïka (BCE, FMI, Commission Européenne) dans la négociation

collective. Elle s’oppose aux attaques contre les droits sociaux et exige une nouvelle

politique économique.


LA RIPOSTE EUROPÉENNE S’ORGANISE

Il est urgent de changer la politique économique européenne en renonçant à l’austérité, à l’emploi précaire et à l’inégalité au profit du développement durable, d’une fiscalité équitable, de l’investissement dans les services publics, de plus d’égalité et moins de pauvreté.La FSESP s’oppose aux attaques contre les droits sociaux et syndicaux fondamentaux lancées dans plusieurs États membres de l’Union européenne. Elle exige que les gouvernements et les employeurs cessent d’invoquer la crise pour démanteler la protection des travailleurs contre l’exploitation. La FSESP dénonce que, par des courriers secrets, la Banque centrale européenne (BCE) ou la troïka (Fonds monétaire international, BCE et Commission européenne) interviennent dans la négociation collective et imposent à des pays de modifier leur législation du travail pour pouvoir bénéficier des aides européennes. Elles n’ont aucun droit légitime ou mandat

pour imposer de tels changements. La FSESP préconise une Union Européenne fondée sur des valeurs démocratiques, dans laquelle les droits fondamentaux priment sur le marché intérieur. Les chefs de gouvernements européens doivent respecter l’autonomie des partenaires sociaux et le rôle des syndicats qui est de défendre les travailleurs à tous les niveaux. Le droit de grève est le recours ultime

qu’ont les travailleurs pour se défendre contre des employeurs et des gouvernements qui prennent des décisions ayant une influence sur leurs droits, leurs emplois, leurs salaires et leurs conditions.

Afin d’adresser un

message fort au Conseil

des ministres des

Affaires économiques

et financières (30

novembre), au Conseil

des ministres de

l’Emploi et des Affaires

sociales (1er décembre)

et au Conseil européen

(8 décembre).

 

La journée du 30

novembre sera marquée

par une journée de

grève générale dans les

services publics :

 

. Au Portugal

le 24 novembre ;

 

. En Grande Bretagne

le 30 novembre ;

 

. En Italie

le 3 décembre.

 

 

Nous exigeons une nouvelle politique économique en Europe avec :

1- Un plan européen d’investissement pour relancer

l’économie, stimuler les emplois verts et mettre

l’Europe sur la voie du développement durable,

2- Des mesures et orientations pour s’attaquer au

travail précaire et aux bas salaires, et assurer un

salaire égal pour un travail d’égale valeur,

3- Des mesures pour réduire la pauvreté et l’exclusion

sociale,

4- L’exigence d’une Banque publique européenne

pour la dette souveraine,

5- Des mesures pour remédier à la défaillance du

système bancaire, pour assurer une séparation

fonctionnelle entre la banque d’investissement

(spéculatif) et la banque de détail et commerciale,

pour mettre fin à la culture cupide des bonus,

6- Une Taxe sur les transactions financières (TTF)

dans l’Union européenne, première étape sur la

voie d’une TTF mondiale, pour contribuer à financer

des biens et services collectifs, cette taxe devrait

être opérationnelle d’ici 2013,

7- Le Renforcement de la négociation collective et du

dialogue social,

8- Un fort accroissement de l’imposition des hauts

revenus,

9- Des actions pour la suppression des paradis fiscaux,

la lutte contre la corruption et la fraude fiscale.

 

Dans ce cadre, la CGT appelle à faire du 30 novembre une journée d’action

pour la défense et la promotion des services publics.

ORGANISONS LA RIPOSTE AU NIVEAU EUROPEEN

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 16:58

stopbombsLIBYE, communiqué de la Fédération CGT des cheminots.

Publié le 16 juillet sur le site Bellaciao

 

La Fédération CGT des Cheminots a toujours œuvré pour la PAIX et la souveraineté des peuples.

En ce sens, la Fédération CGT des Cheminots ne peut passer sous silence la guerre en Libye qui dure depuis des mois.

En premier lieu, cette guerre contre la Lybie, où la France apparait comme en étant l’instigatrice, s’inscrit dans la récente série noire d’incohérences de la diplomatie française qui lui fait perdre tout son crédit international.

Personne n’a la mémoire courte même si certains peuvent être frappés d’amnésie passagère.

Cette nouvelle guerre n’est-elle pas, officiellement du moins comme le prétend le président Sarkozy, le moyen de se débarrasser d’un affreux dictateur sanguinaire ?

Pourtant, c’est ce même président qui a signé différents partenariats avec Kadhafi, en juillet 2007, dont un "partenariat industriel de défense", prometteur pour les sociétés d’armement françaises et pour les affaires de M. Dassault.

C’est en ami que le Président de la République et le Président de l’Assemblée le recevait, avec les plus grands égards en décembre 2007.

Après des mois de frappes aériennes, la France est entrée dans l’engrenage de la guerre civile, avec un statut de cobelligérant auprès des insurgés, et aucune solution politique négociée n’est en vue.

En revanche, la catastrophe humanitaire ne cesse de s’amplifier.

En plus des morts et des blessés, selon le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, plus de 740000 personnes ont quitté la Libye dans les 3 derniers mois pour se réfugier dans les pays voisins, notamment la Tunisie, dans des conditions sanitaires particulièrement difficiles.

La situation actuelle nécessite donc d’aboutir très rapidement à un cessez le feu en appuyant les efforts diplomatiques en cours.

Alors qu’il faudrait agir avec détermination pour imposer une solution politique en arrêtant les bombardements, en retirant les forces de l’OTAN, en favorisant la négociation d’un cessez le feu multilatéral, les autorités françaises jettent de l’huile sur le feu en Libye, en renforçant leurs moyens militaires avec des hélicoptères d’attaque.

Alors que le gouvernement français impose l’austérité aux français sur la santé, les retraites, et les services publics, ce sont 2 millions d’euros par jour qui sont dépensés en Libye, pour servir les intérêts de quelques multinationales.

LA FEDERATION CGT DES CHEMINOTS CONDAMNE CETTE POLITIQUE GUERRIERE AU SERVICE DU CAPITAL !

Intervention militaire où les enjeux économiques dépassent largement les enjeux humanitaires.

La France rejoue l’interminable et horrible chanson de l’impérialisme que connaissait déjà Anatole France : " on croit mourir pour la liberté ; on meurt pour les industriels."

C’est au peuple libyen de décider de son destin. Cela passe par l’arrêt des hostilités et une solution politique permettant l’instauration d’un régime démocratique.

 

La Fédération CGT des Cheminots

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