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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 18:45

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Published by cgt vinatier - dans centre ivg
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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 07:37

Où en sommes-nous des restructurations annoncées ?

A Lyon Sud, la restructuration du CIVG est malheureusement déjà mise en place, malgré nos alertes et notre mobilisation.

Le même type de restructuration du CIVG de Croix-Rousse risque d'être mis en place dans de brefs délais.

Quelle est la réalité des restructurations pour les femmes ?

Il ne reste plus qu'une personne dédiée pour le service orthogénie qui gère l'accueil et l'information des femmes, les prises de sang et l'accueil téléphonique pour les prises de rendez-vous. Lorsqu'elle est en accompagnement, elle ne peut bien entendu pas répondre au téléphone. La disponibilité pour l'accueil téléphonique est réduite, les femmes n'ont pas de réponse quand elles téléphonent, elles auront plus de difficultés pour prendre des rendez-vous et être prises en charge. Nous ne sommes pas sûrEs qu’elles trouvent toujours une solution dans le secteur public.

Le jour de l'hospitalisation, les femmes sont dirigées dans le service de gynécologie, où le personnel, hormis l'infirmière dédiée, est polyvalent sans formation spécifique pour la prise en charge des femmes qui bénéficient d'une IVG.

Il demeure des interrogations sur la confidentialité. Plus il y a d’intervenantEs dans le parcours des femmes, plus on multiplie les risques de rupture de confidentialité.

Y a-t-il eu une évaluation des risques pour la sécurité des femmes et des personnels ?

Conséquences des restructurations annoncées ?

Nous observons déjà une baisse de l'activité orthogénie. Si cette baisse s'accroît, nous redoutons que la prise en charge des IVG se fasse en chirurgie ambulatoire, voire qu’elle disparaisse totalement.

On assisterait alors à une carence inacceptable du service public de proximité. Le droit des femmes à avorter serait menacé.

L'IVG est un droit qui doit être appliqué dans le cadre d'un service public de santé de qualité et non une variable d'ajustement répondant à une logique purement comptable et financière !

Nous refusons les restructurations à Lyon Sud et à la Croix Rousse !

Nous voulons :

1.    Le maintien d’un parcours identifié et cohérent avec une ligne téléphonique dédiée, un message d’information en cas de ligne occupée ou d’absence et un personnel de consultation dédié en nombre suffisant ;

 

1.    Un personnel dédié, formé et volontaire pour une prise en charge globale. Il s’agit de prendre en compte la parole des femmes, des couples, et leur vécu de la sexualité. Il s’agit de respecter leur cheminement et leurs ambivalences pour les accompagner vers un choix satisfaisant ;

 

1.    La possibilité du choix de la méthode d’IVG et/ou du type d’anesthésie ;

 

1.    La possibilité de bénéficier d’un entretien pré-IVG. Si le caractère obligatoire de l’entretien pré-IVG a été supprimé pour les majeures depuis la loi de 2001, celui-ci doit être systématiquement proposé à toute femme en demande d’IVG ;

 

1.    Des délais de rendez-vous conformes aux recommandations de la Haute Autorité de Santé, soit moins de 5 jours pour la première consultation ;

 

1.    Une prise en charge de toutes les demandes d’IVG jusqu’au délai légal (14 semaines d’absence de règles) ;

 

1.    Des CIVG autonomes avec des locaux, des salles d’attente et des moyens dédiés.

 

Le collectif appelle à un

Rassemblement le mardi 22 janvier 2013 à 18h

devant les Hospices Civils de Lyon (3 quai des Célestins)

pour déposer les pétitions, proposer notre argumentaire et rencontrer Monsieur DEROUBAIX, nouveau Directeur Général des HCL.

Tract à l'appel du Collectif de Défense de l’IVG Rhône, composé d’associations féministes : Femmes Solidaires du Rhône, le Planning Familial, Cabiria, Femmes Égalité, Osez le Féminisme 69 ; de syndicats : CGT santé, SUD santé sociaux, SUD éducation ; d’organisations politiques : Gauche Unitaire, Parti de Gauche Coordination des Groupes Anarchistes, NPA, Lutte Ouvrière ; des professionnelles des centres IVG.

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 09:14

Mutualisation des personnels, fusion des services... appelée « restructuration », le refrain est connu dans les centres hospitaliers. Trois ans après la fermeture de l’Hôpital Hôtel-Dieu et le transfert du Centre d’Interruption Volontaire de Grossesse (CIVG) sur l’Hôpital Edouard-Herriot, les services d’orthogénie lyonnais, qui pratiquent les interruptions volontaires de grossesse (IVG) sont de nouveau menacés car peu rentables (CIVG de la Croix Rousse et CIVG de Lyon Sud).
En France, les réorganisations des établissements de santé, en particulier publics où se pratiquent la grande majorité des IVG, ont conduit à la disparition de plus de 150 CIVG en 10 ans.
Au-delà du maintien ou non du nombre de lits dédiés aux IVG, c’est la qualité de la prise en charge des femmes et des couples qui est en jeu.


A la Croix Rousse, quel projet de restructuration ?
Plusieurs scénarios sont à l’étude. Tous vont dans le sens d’un éclatement du service d’IVG : un espace pour le 1er accueil et les consultations, et le transfert des lits d’hospitalisation vers le service de gynécologie.
 
A Lyon Sud, même schéma :
Toujours dans une logique de rentabilité, une 1ère restructuration vient d’être présentée. Ici aussi est prévue la délocalisation des lits d’IVG vers la gynécologie. Au cours de cette restructuration, le service d’IVG passerait de 2 personnes actuellement (une infirmière et une aide-soignante), à une seule, qui ferait à la fois les prises de rendez-vous téléphoniques, l’accueil des femmes, les ouvertures de dossiers, etc...
 « J’ai pleuré un bon coup, non pas à cause de l’avortement mais à cause de tout le stress
causé par cette démarche qui est un vrai parcours du combattant.»
Blog « je vais bien merci » http://blog.jevaisbienmerci.net/   

 
Quelles sont les conséquences de ces  restructurations ?   
1°- Une moindre qualité de l’accompagnement des femmes en demande d’IVG : la disparition d’un personnel dédié, formé et volontaire conduit à la multiplication des interlocuteurs/trices pour les femmes, avant, pendant et après l’intervention. L’absence de formation à cette activité spécifique qu’est l’IVG augmente le risque de défaut de prise en charge (culpabilisation, absence d’anonymat, de confidentialité et de discrétion).
2°- Un risque de baisse de l’offre de soins : avec la suppression des locaux dédiés, nous n’avons aucune assurance que les lits dévolus aux avortements le restent. En effet, dans un contexte d'augmentation de l'activité dans les services de gynécologie-obstétrique, certaines IVG pourraient être déprogrammées pour laisser la place à des interventions « plus urgentes » car les chambres, les plages horaires des blocs opératoires, les personnels de santé sont occupés à flux tendu. Par ailleurs des femmes venant pour une IVG pourraient se retrouver dans la même chambre que des femmes vivant une fausse-couche ou un problème gynécologique.
3°- Moins de choix pour les femmes : avec moins de personnel, moins de temps d’écoute et d’accompagnement, on allonge les délais d’attente pour les rendez-vous et on réduit ainsi la possibilité de choix pour la méthode d’IVG.

 

Pour le CIVG de la Croix Rousse et de Lyon Sud, nous voulons :
1°- Le maintien d’un parcours identifié et cohérent avec une ligne téléphonique dédiée, avec un message d’information en cas de ligne occupée ou d’absence et un personnel de consultation dédié et formé ;
2°- Un personnel dédié, formé et volontaire pour un e prise en charge gloable. Il s'agit de prendre en compte la parole des femmes, des couples, et leur vécu de la sexualité. Il s'agit de respecter leur cheminement et leurs ambivalences pour les accompagner vers un choix satisfaisant ;
3°- La possibilité du choix de la méthode et du typ e d’anesthésie ;
4°- La possibilité de bénéficier d’un entretien pré -IVG. Si le caractère obligatoire de l’entretien pré-IVG, a été supprimé pour les majeures depuis la loi de 2001, celui-ci doit être systématiquement proposé à toute femme en demande d'IVG ;
5°- Des délais de rendez-vous conformes aux recommandations de la Haute Autorité de Santé, soit moins de 5 jours pour la 1ère consultation ;
6°- Une prise en charge de toutes les demandes d’IV G jusqu’au délai légal (14 semaines d’absence de règles).
7°- Des CIVG autonomes avec des locaux, des salles d’attente et des moyens dédiés.


Nous nous opposons au propos répandu qui fait état d’une souffrance et d’un traumatisme liés automatiquement à l’avortement. Les femmes ont toujours eu et auront toujours recours à l’IVG. L’orthogénie n’est pas une spécialité médicale comme une autre, elle n’est pas exempte de jugements et de préjugés. Sa pratique peut mettre en difficulté les patientes et les soignantEs.


L'IVG n'est pas uniquement un geste technique, c'est un « parcours organisé » !
Le corps des femmes ne doit pas être une variable économique
Non aux restructurations en cours
Non à la remise en cause de l’avortement
par la réorganisation des services
Non à la dégradation de la prise en charge
des femmes en demande d’IVG
Défendons le droit à l’avortement à la croisée des chemins entre
les droits des femmes, les questions de sexualité,
l’accès à la santé et la qualité des soins.

Manifestation le 27 octobre 14H30
Devant l’Hôpital de la Croix Rousse
Coté rue Hénon



A l’appel du COLLECTIF DE DEFENSE DE L’IVG A LYON qui regroupe des associations féministes, des syndicats, des groupes politiques, ainsi que des professionnelLEs des centres IVG de la Croix-Rousse, d’Edouard-Herriot et de Lyon-Sud. Il s’est constitué en mai 2009, suite à l’annonce de la fermeture du centre IVG de l’Hôtel-Dieu.

 

Vous pouvez signer la pétition en ligne :   http://luttes-unitaires-rhone.org/spip.php?article7   

Contact du Collectif : le Planning Familial du Rhône,au 04 37 47 21 32 ou mfpf69@cegetel.net

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 17:44

 

article paru sur RUE89LYON

 

Mutualisation des personnels, fusion des services… Appelée « restructuration », la rengaine est connue dans les centres hospitaliers qui plient sous le poids de mauvais bilans comptables. Les services d’orthogénie, qui pratiquent les interruptions volontaires de grossesse (IVG) risquent d’être les premiers visés.

 

tetiereContraception

 

En 2009, le collectif de défense des centres IVG du Rhône avait obtenu gain de cause. A la suite du démantèlement de l’Hôtel Dieu, l’équipe dédiée à l’orthogénie est parvenue à être reformée au sein d’un service unique, à l’hôpital Edouard Herriot (HEH).

Composé du Planning familial de Villeurbanne, des syndicats CGT et Sud, et d’associations féministes, le collectif se recompose aujourd’hui, alerté notamment par des informations données de façon très informelle, au cours notamment d’un CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et de condition de travail) à l’hôpital de la Croix-Rousse. L’idée évoquée ? Inclure les quatre lits du service d’orthogénie au sein du service de gynécologie généraliste.

Pour Catherine Bonnet, infirmière en pathologie de la grossesse à la Croix-Rousse, c’est un premier pas vers l’absorption totale du centre IVG par le service gynéco généraliste :

« Nous craignons que les choses se fassent en douce et que, sans aller jusqu’à une fermeture complète du service d’orthogénie, nous allions vers une prise en charge des femmes de moins en moins bonne. »

 

Comme Marion Athiel, membre du conseil d’administration du Planning familial, ou encore une infirmière de HEH qui souhaite garder l’anonymat, Catherine Bonnet note que « cet acte spécifique nécessite une écoute et un suivi tout aussi spécifiques ». Ainsi qu’un encadrement matériel :

« Il faut une entrée sécurisée, avec un interphone, etc. Ce qu’on n’a évidemment pas pour un service gynéco classique. Il y a encore des associations anti-IVG qui viennent devant les centres. Et surtout, le premier barrage pour une femme qui veut se faire avorter, c’est souvent sa famille.

Il faut aussi des équipes spécifiques : elle a besoin d’avoir le même interlocuteur, avant, pendant et après l’intervention. »

 

Courir jusqu’aux toilettes

Les quatre services d’orthogénie de Lyon, à HEH, à la Croix-Rousse, à Lyon-Sud et à l’hôpital Femme Mère Enfant (HFME) ont totalisé, en 2011, 4302 interventions. Depuis 2007, ce chiffre est resté à peu près stable.

Marie-Hélène Renault, directrice adjointe du département de conseil en stratégie des HCL (Hospices civils de Lyon), est catégorique devant les inquiétudes du collectif :

« Ce panorama, il n’est pas question de le changer. »

Mais son propos est aussitôt nuancé :

« En effet, il a pu arriver qu’en période de congés, une femme venant de subir une IVG soit alitée au sein du service de gynécologie globale. Mais certainement pas dans les plateformes d’hospitalisation ambulatoire. C’est donc la seule chose qui peut arriver : une réorganisation de nos formules d’hébergement. »

C’est justement l’un des points soulevés par le collectif :

« Comment peut-on envisager de placer côte à côte une femme qui vient de se faire avorter et une femme qui a fait une fausse couche ? »

Marie-Hélène Renault a, cette fois aussi, une réponse claire :

« Evidemment, on fait attention : on ne met pas une adolescente qui a eu une IVG à côté d’une dame de 50 ans qui vient de subir une hystérectomie. Il faut que ce soit cohérent, que les femmes puissent parler entre elles en toute tranquillité.

Mais il faut aussi savoir qu’on ne parle pas de deux jours, ni même d’un jour d’hébergement. Après une IVG, il ne s’agit que de quelques heures passées sur un lit. »

 

Marion Athiel note toutefois que la zone orthogénie doit être circonscrite, pour qu’une femme ne soit pas contrainte, après une IVG médicamenteuse, de « courir à l’autre bout de l’hôpital pour rejoindre des toilettes communes ».

Le collectif a envoyé un courrier à la direction des HCL, lui demandant d’éclaircir les zones d’ombre avec une réponse politique officielle. Un autre courrier a été adressé à Gérard Collomb, maire de Lyon et président du conseil de surveillance des HCL. Avec un ultimatum : un rendez-vous avant le 10 juillet.

« On a très peur que des décisions se prennent pendant l’été. »

 

Maternité contre IVG ?

 

De l’avis des personnels et des cadres des HCL, c’est à HEH que le service d’orthogénie bénéficie des meilleures conditions de travail. Mais pour combien de temps encore ? La structure dédiée au sein de ce groupement hospitalier est passée de 2208 IVG en 2007, à 1738 IVG en 2011. Si l’activité continue de baisser, elle pourrait souffrir de coupes budgétaires et, notamment, d’une baisse des effectifs.

« Pour le moment, ce n’est pas le cas. HEH a un très bon service qui prend bien le relais des autres hôpitaux qui ne peuvent pas accueillir les femmes en attente de rendez-vous », tempère Marie-Hélène Renault.

 

La directrice adjointe du département de conseil en stratégie n’est finalement pas loin de partager l’avis du collectif :

« Il faut surtout éviter de fonctionner avec des micro-équipes. A Lyon-Sud, par exemple, il n’y a qu’une infirmière et une aide-soignante pour le service d’orthogénie. En période de congés, on tourne l’emploi du temps dans tous les sens, on n’y arrive pas. »

 

Eric, représentant de Sud-santé, va aussi dans ce sens :

« Le problème, ce n’est pas tellement une réticence des chefs de service, mais le manque de moyens. »

Pourtant, plusieurs membres du collectifs font le même constat : « l’orthogénie est très chef-dépendant ». Ce sont les chefs de service qui mènent les politiques de soin des structures, et ils sont quasi seuls garants du maintien des centres IVG tels qu’ils existent. A la Croix-Rousse, notamment, c’est à la maternité que la priorité est donnée.

 

De Bachelot à Vallaud-Belkacem, le changement ?

Avec le changement de gouvernement, la question de l’IVG sera toujours plus transversale puisqu’elle touche désormais à trois ministères, aux Affaires sociales et à la Santé, à l’Education et, donc, aux Droits des Femmes.

Pour plusieurs personnels des services de santé, Roselyne Bachelot avait le mérite d’avoir des positions claires concernant l’IVG. Concernant Najat Vallaud-Belkacem, à la tête des Droits des Femmes, pourrait surprendre dans son positionnement.

Attachée à la lutte contre les violences faites aux femmes, son propos concernant l’IVG pourrait être celui d’une baisse de ce chiffre. Un objectif qui n’est « pas atteignable», martèlent plusieurs associations qui s’opposent au propos répandu qui fait état d’une souffrance et d’un traumatisme liés à cette intervention. Selon elles, les femmes auront toujours recours à l’IVG, et seules les mauvaises conditions de l’encadrement mèneraient à un traumatisme. Pour le collectif, il s’agit aussi d’en débattre et d’obtenir des réponses prochainement

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