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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 12:51

 

BF

Sauvetage in-extremis :

A lors que la

disparition de

l’ordre infirmier

semblait inéluctable au

regard de sa situation

financière

catastrophique, une

nouvelle fois, il a su

rebondir et sauver sa

peau, in extremis cet

été.

 

4 ans après sa création, seul 11% des infirmier-e-s cotisent à l'ordre!

 

L'ordre infirmier a 10 millions d'euros de dettes!

 

Le dépôt de bilan devait intervenir le 29 juillet dernier.

Rien ne laissait présager alors une autre issue que la

disparition de l’instance ordinale tant ses dettes étaient

abyssales (pour rappel près de 10 millions d’euros…).En

effet, l’argent manque car les infirmier-e-s,

massivement opposé-e-s à l’Ordre, continuent à juste

titre de boycotter cet impôt ordinal. Au 21 juillet, seul-es 110 000 IDE (sur 550 000

au total) étaient inscrit-e-s au tableau. Pire encore, seul-es 58.421 professionnelles

seraient à jour de cotisation!!!

En désespoir de cause, David Vasseur, Président par intérim, adressait le 28 juillet

un fax Mr Sarkozy en personne. Fax dans lequel il rappelle la situation

catastrophique des finances de l’ONI et insiste lourdement sur le fait que la

banque prêteuse de l’Ordre, la BPCE (Banque Populaire Caisse d’Epargne), refuse

« d’apporter son soutien financier à l’Ordre ». Il écrit : « je me tourne vers vous

dans un dernier élan d’espoir qu’un geste d’ouverture de la part du groupe BPCE

permette à l’Ordre National des Infirmiers de perdurer ».Et dans la nuit, le «

miracle » a lieu : la BPCE accorde un délai d’un mois

supplémentaire à l’ONI. Par sûr que nous, simples

Infirmier-es pourraient bénéficier d’une telle clémence

bancaire pour des sommes bien moindres…

 

 

Mot de l’ordre infirmier :

« économies »

Afin de commencer à économiser un maximum d’argent, et accessoirement,

d’assurer la rémunération des salariés de l’ordre, il a été demandé aux Conseil Régionaux

et Départementaux de l’Ordre (CROI et CDOI) de ne plus s’acquitter provisoirement de

certaines échéances telles que loyer, téléphone, internet et autres factures… Les rendant

ainsi insolvables ! Le but : permettre au Siège parisien de maintenir tant bien que mal la

tête hors de l’eau. Dans le même temps, un plan de restructuration drastique est étudié.

Dans les grandes lignes, il s’agit de diminuer le nombre de salariés. (sans toucher

aux postes des élus ordinaux, dont certains touchent jusqu’à 7000 euros par mois…), de

suspendre les missions jugées trop coûteuses, de supprimer les niveaux départementaux,

etc. Pour l’ordre, il s’agit d’alléger son fonctionnement et de modifier sa gouvernance

afin de réduire considérablement les dépenses et de convaincre la banque que ces

mesures suffiront à redresser la barre.

 

MOT

D'ORDRE DE LA CGT:

« SUPPRIMER L'ORDRE »

 

 

Réponse de la Banque

à l’ordre infirmier :

Fin août, les dirigeants de l’ordre ont

présenté leur plan de restructuration à la

BPCE, qui, soit dit en passant, continue de

perdre beaucoup d’argent dans cette

affaire… Malgré la pauvreté de

l’argumentaire et le peu de crédibilité qui

peut lui être encore décemment accordée,

le soutien à l’instance est réaffirmé.

La banque a jugé que le plan présenté

était convaincant « après une intervention

divine ». Pour l’ordre, la principale

condition est un retour à l’équilibre avec

l’objectif d’atteindre les 110 000 inscrits à

jour de cotisation pour mars 2012. D’après

les chiffres avancés par les dirigeants

ordinaux, fin août, il y aurait 101 525

inscrits au tableau dont 64 926 à jour de

cotisation soit un gain de 6505 cotisants

depuis fin juillet… La méfiance est de mise

tant l’ordre a déjà menti par le passé dans

ce domaine… Une chose est sûr, le forcing

a été fait auprès des ARS afin qu’elles

demandent aux établissements de relancer

l’appel à cotisation pour les IDE inscrits

mais ne s’étant pas acquitté-e-s de la taxe

ordinale. Les nouveaux diplômés

bénéficieront d’une lettre en accusé de

réception pour les enjoindre à s’inscrire à

l’ordre infirmier. Par ailleurs, les IDE

libéraux sont pris en otage car pour eux,

sans inscription pas d’autorisation

d’exercer !!

Le plan de restructuration présenté le 13

septembre 2011indique « une prévision de

recette de 90 000 cotisants » (dont 65 000

à ce jour)… « La grande marge de

progression se situe auprès des salariés

des structures ordinales… avec une

diminution de 76 équivalents temps plein.

La concentration des bureaux

départementaux et de la région d’Ile de

France sera regroupé au Conseil National

de l’Ordre Infirmier (CNOI) ».

Est-ce une mise sous tutelle de la région

majoritaire en infirmiers donc peut être

non inscrits à l’ordre ?

Les mauvais élèves n’ont qu’à bien se

tenir !

Pour les autres régions, le plan de

restructuration indique « les baux de tous

les départements (ou dans certains cas

régions) et du CNOI seront résiliés dès le

lendemain de l’adoption du plan ».

Pour la suite ? Une seule solution : continuer à ne pas

s’inscrire et arrêter de cotiser.

Nul doute que l’ordre se sent ragaillardi et bénéficie de soutiens

en (très) haut lieu. Elle est belle l’indépendance vis-à-vis des

pouvoirs publics tant de fois brandie par les défenseurs de

l’ordre ?…). Quoiqu’il en soit, il faut s’attendre à de nouvelles

manoeuvres sournoises et insidieuses orchestrées par ces gens. Ils

continuent, faisant fi du bon sens et du respect qu’ils doivent à la

profession, à vouloir lui imposer cet ordre pourtant clairement

désavoué par l’immense majorité des professionnels en exercice.

Dès lors, il s’avère que les cibles privilégiées des ordinaux vont être

dans les mois à venir : les étudiants en soins infirmiers et les jeunes

diplômés.

De plus en plus de chantages à la titularisation et au recrutement

pour les jeunes diplômés ont lieu, alors qu’aucune obligation

n’existe dans les textes, le numéro ADELI suffit pour le recrutement.

De plus, l’article 63 de la loi HPST prévoit la publication d’un décret,

non paru à ce jour, qui doit permettre d’inscrire automatiquement

les salariés à l’ordre IDE.

Nous devons rester vigilants et solidaires dans un boycott massif de

l’inscription à l’ordre. Ne cédons pas aux chantages divers et autres

éventuelles pressions. L’instance est fragile et n’a pas les moyens de

« punir » les récalcitrants. Il faut continuer à l’étouffer

financièrement.

Ne soyons pas dupes concernant le discours ambivalent de Xavier

Bertrand. D’un côté, il déclare haut et fort qu’il veut rendre

facultative la cotisation des IDE salariés, mais il veut maintenir

l’inscription obligatoire au tableau des IDE qui devraient ainsi se

plier au code de déontologie. Ce code est impossible à respecter au

regard des moyens mis à disposition par les employeurs,

notamment en effectifs) défaussant la responsabilité sur les

professionnels… D’un autre côté, il laisse les ARS donner des

directives aux établissements pour aider l’ONI à récupérer des

cotisations.

Avec la CGT, continuons de demander l’abrogation des

lois instaurant un ordre professionnel par le maintien

d’un boycott massif, et nous réussirons à faire disparaître

définitivement cet ordre inique.

Même gratuits,

les ordres professionnels,

on n’en veut pas !

Une seule solution : L’ABROGATION

 

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Published by cgt vinatier - dans ordres professionnels
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